Jessica Ginelle Detty Mandziya-Sathoud: Un premier livre à l’âge de 8 ans

« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années »: cette citation de Pierre Corneille date de plus d'un siècle mais pourtant elle continue de faire ses preuves jusqu'à nos jours. Née de parents originaires du Congo Brazzaville, cette jeune auteure de 12 ans a publié son premier livre à l'âge de 8 ans. Jessica Ginelle Detty Mandziya–Sathoud est une canadienne née à Fleurimont (Ville située à côté de Sherbrooke – Province de Québec, Canada) et vit actuellement à Montréal. Elle nous parle de son premier livre, de ses projets d'avenirs et surtout de la façon dont elle entrevoie sa carrière d'auteure. Un exemple à suivre pour tous les enfants du monde.

altAfrikamerik (AK): Bonjour Jessica, je vous remercie d'abord pour le temps que vous allez nous accorder pour cette entrevue. Un premier livre à l'âge de 8 ans! Mais d'où vous est venue cette idée?

Jessica Ginelle Detty Mandziya – Sathoud (JS): Quand j'étais jeune, je voyais ma mère écrire des textes. Elle me parlait souvent de sa famille qui vit en Afrique et me disait de retenir ces informations. Pour ne pas oublier, je notais nos échanges dans mon journal intime. J'avais aussi un cahier réservé à l'apprentissage des langues parlées au Congo. Ensuite, j'ai voulu publier mes manuscrits.

AK: Parlez nous brièvement de ce livre, de quoi s'agit-il?

JS: C'est comme un journal intime, c'est pour cela qu'il s'appelle: Mes Confidences. Je parle de ma famille en Afrique, de ma famille au Canada, Dans mon texte original, j'exprimais ce que je ressentais parce que mes parents se chicanaient, je souffrais de voir ma mère malheureuse. J'étais impuissante et je voulais la consoler. Mais ma mère ne voulait pas encore en parler, elle avait demandé que je supprime cette partie. J'avais respecté son choix. Maintenant, je pense que son avis a changé. Je pense qu'elle me laissera publier mon texte et je parlerai aussi de la suite des événements.

AK: D'où provient votre inspiration ?

JS: L'inspiration me vient de ce que je vis, et des choses positives comme négatives qui m'arrivent chaque jour. Par exemple, dans les textes que j'écris depuis un moment, je parle du divorce de mes parents.

Jessica Sadouth - Mes confidencesAK: Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce livre?

JS: J'ai mis beaucoup de temps, surtout que je n'écrivais pas en permanence. Et quand j'ai parlé de mon projet à ma mère, elle était très occupée par d'autres choses. Ça brassait dans notre famille. Ensuite, elle a fait lire le texte à ses amis, puis à l'éditeur. C'était long.

AK: Quelles sont les difficultés que vous avez rencontré ?

JS: La première difficulté était de convaincre ma mère que je veux écrire. Elle me disait de le faire juste pendant les vacances. Je comprends, elle avait peur que je néglige mes études. Ensuite avec l'éditeur, les étapes étaient longues. Si ma mère n'était pas à mes côtés, je pouvais peut-être me décourager. Maintenant pour m'aider, maman me fait participer à des activités d'écriture, je rencontre d'autres jeunes qui font la même chose, parfois des adultes aussi. J'ai beaucoup appris et je continue d'apprendre.

AK: Ce premier livre est sorti en 2005. En avez-vous d'autres en préparation et si oui, pourriez vous nous en donner la primeur ?

JS : J'ai plusieurs textes en préparation. En 2005 mon livre a été publié, mais la même année il y a eu le divorce de mes parents. Nous avons déménagé, un nouveau quartier, une nouvelle école, je voulais m'adapter à tous ces changements. De plus, longtemps après, cette affaire continuait d'occuper mon temps parce que le tribunal de la jeunesse était impliqué. Je ne pouvais pas éviter ce sujet dans mes textes.

D'ailleurs pendant nos rencontres avec les travailleuses sociales, elles nous donnaient (mes deux frères et moi) des papiers pour nous demander d'écrire nos émotions. J'avais toujours mon journal personnel. Je peux seulement vous dire une chose, je suis très heureuse de vivre avec ma mère. Quand mes textes seront publiés, je donnerai plus de détails. Mais je n'ai pas arrêté d'écrire. Je ne sais pas quel texte sera publié en premier.

Jessica-SathoudAK: Es ce que vous avez des modèles dans le monde de la littérature ?

JS: Bien sur que j'ai des modèles, je commence par ma mère Ghislaine Sathoud, j'ai commencé à écrire parce que je voulais faire comme elle. Je peux aussi citer quelques noms tels que India Desjardins, Dominique Demers, et d'autres encore.

AK: A part l'écriture, quelles sont vos activités préférées ?

Je lis beaucoup et je passe beaucoup de temps dans les bibliothèques. Je fais du théâtre. J'ai participé à la quatrième édition du projet CoOpéra en interprétant un rôle dans Un bal masqué de verdi. J'ai joué plusieurs rôles dans d'autres pièces. Je suis journaliste junior. Je joue au tennis. J'aime aussi le bowling.

AK: Peut-on dire que vous avez déjà tracé votre carrière, celle d'auteure ?

JS: En tout cas, je veux continuer d'écrire des livres. J'aime aussi mes activités journalistiques. Je ne sais pas encore la profession que j'exercerai quand je serai grande. Je suis sûre que dans mes temps libres, j'écrirai toujours des textes.

AK: Quels sont les sujets qui pourrons guider votre carrière d'auteure ?

JS: Comme je le disais, je suis inspirée par ce qui se passe autour de moi.

AK: Où peut-on trouver ce livre et qui est votre éditeur ?

JS: Ce livre avait été publié par Les éditions Melonic.

AK: Un message à tous enfants et à tous les parents du monde qui vont vous lire à travers notre site ?

JS: La clé du succès, c'est la persévérance. Je vous remercie pour cette entrevue.

Une entrevue réalisée par Didier Gangoma,
© Tous droits réservés, 2010
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