Phina Brooks, productrice et réalisatrice en audiovisuel

Phina Brooks

Afrikamerik vous présente Phina Brooks, productrice et réalisatrice en audiovisuel. Après une longue carrière à la télévision depuis le Nigeria , Phina Brooks vient de réaliser aujourd'hui son premier film produit au Canada: Missink link. Ce film est une preuve de courage et de tenacité. C'est aussi un rêve d'enfance qu'elle n'a jamais oublié. Dans cette entrevue, l'auteure nous a ouvert son coeur face à son parcours, ses difficultés et son avenir. Depuis Calgary, Phina brooks parle de sa réalisation: un scenario écrit au banc de l'école, produit et filmé entièrement à Calgary.

Afrikamerik (AK): Bonjour Phina, vous venez de réaliser un film à Calgary, à quand sa sortie?

Phina Brooks (PB): Le film s'appelle "Missing link". La sortie officielle de ce film est prévue ici même à Calgary le dimanche 3 juillet 2011 dans la salle "The Uptown" situé au 612 – 8th avenue Sud Ouest. Une réception est prévue à 14h00 tandis que la projection du film se déroulera à 16h30. Plusieurs personnalités du cinéma et de l'audio visuel ont été invitées. Bien que la plupart des billets soient déjà vendus, il en reste encore quelques-uns. Les personnes intéressées peuvent toujours nous contacter.

Missing link, dans les coulisses du tournage

AF: Pourriez vous nous parler brièvement de ce film, qu'en est–il exactement?

PB: L'histoire de ce film est basée sur l'incompréhension. Quand quelqu'un parle d'une chose tout en pensant à autre chose, il crée une incompréhension. Quand une personne ne communique pas clairement ce qu'il veut dire et la personne à qui elle s'adresse ne comprend pas le message ou le comprend à sa manière, cela produit une succession d'incompréhension. Le film lui-même est composé de deux histoires distinctes qui se croisent quelque part en une histoire commune. Les acteurs ne sont pas tous des Africains; je l'ai voulu ainsi pour mieux faire passer le message. Cela peut vous paraître confus mais je ne tiens pas à créer une autre incompréhension ici en vous expliquant tout ceci, il faut plutôt voir ce film pour le comprendre (Rires).

Phina Brooks en plein tournage à Calgary

AK: Vous avez écris ce scenario vous même, comment est née cette idée? d'où est venue l'inspiration?

PB: Cette histoire est tout d'abord un projet que j'ai fais quand j'étudiais à l'Université de Calgary. En lisant mon histoire, mon professeur de l'époque m'a dit: pourquoi ne pas la mettre sous forme d'un film, ton idée est très interressante? Je n'ai jamais oublié cette remarque et voilà que je l'ai mis aujourd'hui en pratique. Je suis aujourd'hui une auteure et productrice en audiovisuel.

AK: Nous avons appris que le film a été tourné ici à Calgary, pouvez vous nous le confirmer?

PB: Oui, ce film a été entièrement tourné à Calgary. Nous avons introuduit quelques extraits qui ont été filmés au Nigeria. Ce sont des extraits qui montrent par exemple une façade extérieure d'une maison ou une rue pour faire croire que cette partie de l'histoire se passe en Afrique mais en fait tous les acteurs ont tournés ici à Calgary.

AK: Les acteurs de ce film sont–ils tous de Calgary?

PB: Non pas du tout. Tous mes acteurs sont venus de partout dans le monde. Trois acteurs sont venus du Nigeria. Sept de mes acteurs sont venus des États-Unis (Los Angeles, Virginia, New York, Maryland et Connecticut) et le reste vit à Calgary.

Phina Brooks et son équipe de tournage

AK: Etait–il nécessaire de faire appel aux acteurs de partout dans le monde?

PB: Il est très difficile de trouver des acteurs africains ici à Calgary. J'aurais pu les chercher à Toronto ou à Montréal par exemple, mais le problème crucial qui s'est posé était celui du facteur temps. J'ai lancé plusieurs appels sans pouvoir trouver des acteurs ici sur place alors j'ai été obligé de faire appel à ceux que je connaissais déjà et dont certains m'ont été référés par des amis.

Je profite de cette occasion pour lancer un appel aux acteurs africains de Calgary et des provinces voisines qui vont me lire à travers cet article, de me contacter le plus tôt possible car j'ai deux autres projets en cours.

AK: Le film a été tourné totalement en anglais mais à quand la version française?

PB: Il faut d'abord dire que je parle rélativement bien le français. J'ai appris cette langue à l'Alliance Française de Lagos quand j'étais au Nigeria, mais mon environement ici à Calgary ne m'a jamais permis d'appronfondir cette langue. S'il y a une langue que je dois parler couramment après l'anglais, c'est bel et bien le français. J'aime beaucoup le français car je trouve que c'est une langue qui est très sentimentale. Je prévois faire plus tard une version française ou sous-titrée pour permettre aux francophones de voir aussi mon premier film.

Phina Brooks et le film 'Missing link

AK: "Missing Link" est votre premier film, je parie que vous avez beaucoup appris après le tournage. Que feriez-vous différemment dans les prochains films?

PB: C'est vraiment une bonne question. J'ai beaucoup appris en tournant ce premier film. Je compte rectifier beaucoup de choses que j'ai du constater pendant le tournage. J'ai du faire beaucoup des choses moi-même tellement je tenais à ce que les africains comprennent bien ce film. Bien que ce film soit réalisé au Canada, je tenais absolument à ce que l'âme africaine soit vivante dans ce film et cela a fait que j'ai travaillé très dur. La disponiblité des acteurs et le temps imparti au tournage seront aussi des choses à voir de près. Certains acteurs sont des étudiants, ce n'etait pas toujours facile de les avoir à temps voulut. Comme son nom l'indique, ce film a été totalement un "missing link"mais je suis fier de l'avoir terminé et tel que je l'avais voulut.

AK: Vous n'êtes pas tombé par hasard dans l'audiovisuel, quel a été votre parcours?

PB: L'amour du cinéma remonte très loin dans mon passé. J'avais à peu près 4 ans quand mon père a ramené une télévision à la maison pour la première fois. J'ai contourné cette boîte à image, je l'ai regardé de bas en haut et je me suis dit finalement que tout ceci était extraordinaire. Je me suis dit que je serais moi aussi un jour à la télévison. Depuis lors, c'est une longue histoire qui m'a amené dans l'audiovisuel.

J'ai obtenu mon premier contract de travail dans l'audiovisuel alors que je venais de terminer mon école secondaire en 1986 à Lagos, une rencontre fortruite m'a mis sur la route d'un producteur américain. J'ai travaillé longuement dans sa societé privée avant d'aller rejoindre la télévision nationale du Nigeria. Je suis allé ensuite à l'Université de Lagos pour étudier les communications mais je n'ai pas pu terminer mes études parce que je me suis mariée et j'ai suivi mon mari ici à Calgary.

A mon arrivée en Alberta, j'en ai profité pour étudier à SAIT et à l'Université de Calgary. J'ai plusieurs fois été bénévole dans des projets de productions cinématographiques. J'ai aussi joué des petits rôles dans certains films. J'ai travaillé aussi comme bénévole dans la plupart des chaines de télévisions ici à en Alberta . J'ai donc décidé aujourd'hui de produire mon propre film. Voilà à peu près mon parcours.

Pendant le tournage de Missing link

AK: Avez-vous un dernier mot de la fin?

PB: Je viens de recevoir deux prix pour ce film. Le premier pix m'a été remis le 1er juin 2011. Ce prix provient de Nollywood et il est signé par le ministre fédéral de la culture et du tourisme du Nigeria ainsi que le président de Nollywood.

Le second est un prix d'excellence remis par la maison Aberdoc Production pour la promotion des arts et pertissements au Canada. La remise officielle de ce prix va se dérouler au mois de juillet 2011 à Toronto.

Après cette première sortie de "Missing link", je compte aller présenter ce film à Toronto ainsi que dans deux villes des États-Unis, avant d'aller le montrer au Nigéria. Je remercie beaucoup Afrikamerik pour cette entrevue.

Pour ceux qui veulent me contacter:

Phina Brooks

Writer/Producer

By Phinchic Productions Inc.

E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

403.818.5484

AK: Afrikamerik vous remercie aussi et vous souhaite bonne chance.

Un extrait du film:

Article réalisé par Didier Gangoma
© Tous droits réservés 2011

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