Gladys Mayanda MODEL, un mannequin à découvrir

Gladys - photo: Nicole SmallGladys Mayanda est un mannequin d'origine africaine résidant au Canada. Joint à partir de Montréal, elle nous a parlé de son parcours professionnel mais surtout de ses rêves.

« Mon rêve est de devenir un mannequin international et de pouvoir vivre de ma passion. Mais j'aimerais ensuite devenir une designer de mode, me marier et être mère de famille. Si je deviens riche, j'aimerais pouvoir redonner aux autres en aidant les plus démunis, mais aussi partager la parole de Dieu et témoigner ses bienfaits partout où j'irais, car il est très important pour moi que les gens puissent connaitre la grandeur de Dieu! »

Ce recit riche en son genre nous fait découvrir plusieurs facettes du travail d'un mannequin. Malgré les apparences, ce travail n'est pas aussi facile qu'on le croit. Chers lecteurs voici donc Gladys Mayanda Model, un mannequin à découvrir.

Gladys Mayanda était une fillette timide, sportive et sociable à la fois

Gladys est née en Afrique, de parents congolais (Kinshasa). Elle est arrivée à Montréal à l'âge de 4 ans. Étant enfant, elle était timide et très sociable. Sportive de nature et pas très féminine, Gladys aimait les arts et les activités physiques ; raison pour laquelle elle a commencé à jouer au basketball dès l'école primaire.

« En dehors de l'école, je m'amusais avec mon frère et ses amis. Je préférais la compagnie des garçons et leurs activités étaient plus intéressantes pour moi », nous a t-elle dit!

Plus elle grandissait, plus son interêt pour la danse et la coiffure ne cessait de croitre. Gladys inventait des groupes de chant avec ses amies; c'était un bon moyen pour chasser sa timidité. Coincées entre les quatre murs de sa chambre, elle et ses amies s'amusaient quelques fois à rassembler tous leurs vêtements pour faire des mini-sessions de photos. La chambre à coucher était alors l'endroit parfait pour faire ce genre d'amusement car les filles pouvaient s'exprimer à l'aise, bien loin des regards des parents et des curieux. Mais à cette époque, Galdys ne pensait pas du tout à être mannequin. Pas du tout!

Gladys

Etant enfant, elle rêvait d'être une joueuse de basketball professionnelle dans la WNBA. Par rapport à son âge, Gladys était une personne de grande taille, mince et élancée.

A l'école secondaire, elle était très complexée par son physique, son manque de courbe et son visage pleins d'acnés. Galdys portait toujours des lunettes et avait un style vestimentaire assez particulier.

L'abandon d'un rêve d'enfance et l'émergence de nouveaux défis

Par manque de passion, Gladys va abandonné son interêt pour le basketball au profit de la chorégraphie et la coiffure. L'âge aidant, elle va commencé à prendre du poids, à avoir des courbes, à être plus féminine et surtout à pouvoir s'accepter comme telle.

Gladys - Photo: Jean terryAvant de terminer ses études secondaires en 2007, Gladys a pendant longtemps hésiter entre les études en design de mode et la coiffure féminine. Elle choisit finalement de faire un DEP (Ndr: Diplôme d'études professionnel) en mode. Sans le savoir, c'était une décision innocente qui l'a rapprochée de sa carrière actuelle.

Les trois prochaines années n'ont pas été de tout répos. Gladys était partagée entre deux formations d'une durée d'une année et demie chacune : une formation en dessin de patron et une autre en confection sur mesure et retouche à l'École des métiers des Faubourgs - de - Montréal.

« Lors des fêtes, des rencontres amicales et même dans les rues, les gens me demandaient si j'étais un mannequin; tellement que j'étais grande de taille. Je commençais alors à me rendre compte de ma taille et à avoir confiance en moi... »

Pendant qu'elle faisait ses études, Gladys travaillait au même moment à temps partiel pour payer ses études. Elle commença petit à petit à s'intéresser au mannequinat en regardant les émissions de télé et à lire les magazines de mode. Les questions diverses que les gens lui posaient et même les commentaires de ses proches commencèrent à faire grandir cette passion en elle.

Le début d'une carrière de mannequin.

Un jour, pendant qu'elle était dans le métro souterrain de Montréal, Gladys est tombée sur une annonce dans un journal : une agence de mode de Montréal recherchait des jeunes mannequins. Plus rien ne pouvait alors l'arrêter.

Présélectionnée aux auditions, elle a été choisie parmi tant d'autres filles pour défiler devant plusieurs représentants des agences du Canada et des États-Unis.

A ce moment précis, Gladys n'avait aucune expérience dans le domaine de la mode. Elle n'avait jamais marché en talons hauts de toute sa vie mais son physique et son intelligence l'ont guidé pendant cette audition. Le résultat ne s'est fait pas attendre : deux agences de Montréal l'ont retenue.

Gladys - Photo: Mathieu CharroisAprès une visite de routine dans les bureaux de ces deux agences, elle a choisi celle qui correspondait le mieux à ses aspirations. Une fois que la machine est mise en marche dit-on, il est difficile de l'arrêter. C'est donc l'accomplissement d'un rêve, c'est surtout le début d'une carrière!

Comme tous les jeunes talents qui viennent dans le milieu de la mode, Gladys va être soumise à un cours de démarche, de pose devant la caméra et de maquillage ; c'est la routine. Mais par la suite, les choses ne vont pas être aussi faciles qu'elle le croyait ; beaucoup d'appels de l'agence mais uniquement dans le but de faire de la figuration. Les opportunités concrètes de travail ne venaient pas. Il fallait donc attendre et continuer à espérer.

Pendant ce temps, Glagys était plus partagée entre ses cours à l'école et son église. Le temps pour le mannequinat devenait de plus en plus rare. Après plusieurs mois d'apprentissage et d'attente, l'impatience a pris le dessus. Le projet de mannequinat fût alors mis de coté temporairement et les études devirent l'objectif principal.

Tant que ses objectifs ne sont pas atteints, Gladys ne lâche pas. Elle va alors se concentrer sur ses études et terminer ses deux formations en février 2010. Elle réussit à se faire embaucher dans une banque de la ville de Montréal pour un emploi stable, flexible et à temps partiel. C'est un travail idéal pour elle, car il lui permet d'avoir plus de temps libre pour se concentrer à sa passion. Sans rompre le contrat avec son agence, elle va alors faire des recherches personnelles et commencer à visiter d'autres agences de la ville.

Gladys ne blâme personne. Au contraire, elle se sert de son découragement pour réalimenter sa passion. Elle tient seulement à avoir une chance, une chance qui va lui permettre de s'épanouir, de vivre sa passion comme elle la veut.

«Malheureusement, je ne me suis pas fait recruter malgré les mensurations et la grandeur recherchée dans la profession. J'ai été déçue mais pas découragée et je continue malgré tout à persévérer. Je me suis mis à participer à des défilés de mode bénévole pour des grandes écoles, des soirées de collecte des fonds, des stylistes de Montréal connus ou moins connus et à des sessions de photos. Tout cela pour acquérir de l'expérience.»

Elle décida alors de procéder autrement. C'est une décision risquée qui pouvait lui couter cher mais elle ne s'en souciait guerre. Comme le dit cet adage qui ne risque rien n'a rien, Gladys décida alors de prendre son avenir entre ses deux mains. Son premier geste audacieux soit-il, a été de rompre son contrat avec son agence. Rapidement, elle forma son portfolio à partir de toutes les photos qu'elle avait reçues et de tous les contacts qu'elle avait pu établir dans la profession. Personne, ni elle-même ne pouvait savoir où ces décisions allaient la diriger mais elle ne perdait rien en essayant une approche différente.

La récompense d'un effort constant

Gladys - photo: Ben CKPendant qu'elle s'y attendait le moins, Gladys reçu un jour un courriel d'une bonne amie qui l'informa que la chaîne de télévision TVA recherchait des mannequins pour participer à l'émission Salut Bonjour!

Après avoir soumis ses photos, Gladys  a été sélectionnée pour cette émission de télévision. C'était une belle occasion que cette chronique de mode animée par Jean Airoldi venait de lui offrir afin présenter des robes d'été en compagnie d'autres mannequins.

Apparemment, c'est à partir de ce moment que les portes ont commencé à s'ouvrir mais il fallait continuer à travailler fort pour y arriver. Poussée par une détermination permanante, Gladys n'a à aucun moment cesser de  multiplier les appels et cela lui a permis de pénètrer de plus en plus le milieu de la mode.

« J'ai défilé à deux reprises à la semaine de mode de Montréal en 2011, à une troisième année de suite au Fashion Jam Québec (2011-2012-2013), une fois au Ottawa Fashion Week (2012), une fois pour le compte de Black Expo Design (février 2013) et pour la première édition du Black Montréal Fashion Week (16-17 mai 2013) créée par Adama Paris. J'ai participé à plusieurs séances  de photos pour des stylistes, des photographes et même pour des compagnies de photos publicitaires, dont celui de l'image officiel du Festival Mode & Design 2013. J'ai participé à une séance de photo pour la compagnie d'extension de cheveux, Lavish Hair Canada en mai 2013. En juillet 2012, ma biographie a été publiée dans le magazine, Congolais Fiers de l'être. »

Gladys est passé par plusieurs agences sans trouver quelque chose de consistant mais depuis février 2013, elle travaille avec Charlene Mcfarlane. Charlene est propriétaire d'une agence de publicité qui s'appelle 2 CAN WIN PUBLICITY & PROMOTIONS FOR UP & COMING MODELS. Son rôle n'est autre que d'aider les jeunes talents à avancer dans leur carrière et de leur procurer de la visibilité tant au niveau publique que des médias. Jusqu'à présent Galdys est satisfaite des progrès réalisés avec Charlene.

Les projets d'avenir

« J'ai assez participé à des défilés et des sessions de photos personnelles pour remplir mon portfolio. Je me suis fais connaitre pour la longueur de mes jambes et ma démarche. J'ai alors décidé d'arrêter de participer aux défilés non rémunérés, si ce n'est pas pour une bonne cause ou pour des ami(e)s personnels. D'après les commentaires que je reçois pendant les auditions, on me dit que j'ai de la personnalité, le look, les proportions idéales pour défiler sur les passerelles de grands couturiers et  même figurer dans les magazines de mode haute couture et éditorial. Mon rêve est de devenir un mannequin international et de pouvoir vivre de ma passion. Mais j'aimerais ensuite devenir une desinger de mode, me marier et être mère de famille. Si je deviens riche, j'aimerais pouvoir redonner aux autres en aidant les plus démunis, mais aussi partager la parole de Dieu et témoigner ses bienfaits partout où j'irais, car il est très important pour moi que les gens puissent connaitre la grandeur de Dieu! »

Aperçu des coulisses de la séance photo de l'image officielle de la 13e édition du Festival Mode & Design!

Gladys travaille toujours pour cette banque de la ville de Montréal et bénéficie de l'encadrement de Charlene Mcfarlane. Ce mannequin continue de faire ses preuves dans cette profession et a surtout beaucoup appris. Nous continuerons de suivre son progrès et lui souhaitons surtout une bonne chance dans sa carrière. 

Didier Gangoma
© Tous droits reservés 2013

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